Le consentement à 15 ans ne vaut rien

Dans le procès de viol collectif sur une adolescente de 15 ans, la défense met beaucoup d'effort sur le consentement de la victime. Or, la loi a changé sous le gouvernement Harper. Sauf avec une différence d'âge de moins de 5 ans, avoir une relation sexuelle avec un adolescent de 15 ans est une agression sexuelle, peu importe le consentement.
Un adolescent de cet âge est assimilé à un jeune enfant ou à un déficient mental dont le consentement est vicié par son incapacité à distinguer le bien du mal ou à refuser un tel acte sous la pression de l'adulte.
Il ne reste qu'à constater si l'agresseur savait qu'il commettait un crime. Celui qui se défend en disant qu'il ne pensait pas que la victime avait cet âge a un argument très faible. «J'ai commis un acte criminel, mais je ne m'en suis pas aperçu» du moment qu'on a affaire à un jeune, on devrait voir des cartes d'identité fiables avant une première relation sexuelle. Autrement c'est de l'aveuglement volontaire. «Il ou elle m'a dit avoir 18 ans». On ne vend même pas de cigarettes avec une telle affirmation. La grandeur, les muscles, les poils, les seins n'ont plus aucune importance du moment que la société a choisi le seuil d'innocence à 15 ans. Oublions la justice naturelle. Le crime est aujourd'hui question de convention. La ligne a été tracée. Assurons-nous de la respecter.
Jeannot Vachon, Québec
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Le Canada est né à Vimy!
Vraiment! Repensons donc la fête du Canada. Repensons donc toutes les fêtes : Québec, le 400e? Montréal, le 375e? Le Canada, le 100e (Vimy) ou le 150e?
Franchement, lorsque Justin Trudeau profite de cette commémoration pour affirmer que le Canada est né là, c'est très réducteur, c'est un geste politique inacceptable. Je me sens trahi par cet exhibitionnisme «multiculturaliste». Trudeau se veut de plus en plus étranger à notre histoire. Je me souviens.
Real Bertrand, Québec