Le concert SLAV

Les contestataires qui voient «SLAV» comme une appropriation culturelle me causent une angoisse existentielle!

Avant le Grand Abandon par la France en 1759, le peu de musique qui existait par ici se résumait des menuets, des chants d’église, un semblant d’opéra et peut-être un peu d’accordéon joué pas un matelot éméché. De l’autre côté, la musique québécoise traditionnelle, modèle «Soirée canadienne», consiste surtout de gigues, de reels et de danses carrées. Or, cette musique «canayienne» n’est en fait qu’un emprunt de la musique irlandaise et écossaise amenée par l’armée britannique. Ça, mes enfants, c’est de l’appropriation culturelle, le vol de la musique de deux pays au nom de la gloire d’un autre. (À moins bien sûr que cela ne soit une musique imposée par les méchants Blokes). Et que penser des artistes québécois qui gagnent leur vie à chanter de la musique country, volée aux Américains.  Au plan personnel, je dois me confesser publiquement - cette semaine on a mangé une tajine et on n’est même pas magrébin. Mais je vous l’annonce d’avance, on n’arrête pas. Bientôt on se lance dans les saucisses viennoises, les pâtes italiennes et même les danoises!

Robert Pelley

Québec