Le Code criminel canadien

Il fallait s’attendre à ce que la peine infligée à M. Bissonnette suscite des commentaires passionnés. M. Benabdallah, président du Centre culturel islamique de Québec, a laissé parler son cœur en déclarant que «les citoyens musulmans sont bafoués».

Je comprends la déception et la douleur de la communauté musulmane, mais il ne faut pas se méprendre. Je crois que le jugement aurait été le même si la tuerie sauvage s’était produite dans une église catholique, une église protestante ou une synagogue. Dans son jugement, le juge Huot s’en est tenu aux principes du Code criminel canadien. Les musulmans ne doivent pas voir dans ce jugement la banalisation d’une attaque envers leur communauté ni l’exercice d’un traitement discriminatoire. Les sentiments de compassion et d’amour qui ont dominé la cérémonie commémorative du 29 janvier étaient vrais.

Serge Parent, Québec