À Québec, un joueur de grand talent, mais au jeu effacé (Louis-Jean Cormier), indique un lecteur en comparant les spectacles de la Fête nationale à Québec et à Montréal à deux équipes de hockey.

Le choix des artistes

Tout le monde blâme la température et les mesures de sécurité pour la faible foule au spectacle de Québec. Pourtant,il y a eu de bonnes foules lors des dernières années avec des conditions semblables. Personne n'ose remettre en question le choix des artistes.
Sans dénigrer le talent de chacun, peut-on espérer attirer une foule festive et impressionnante avec les Alex Nevsky, Fanny Bloom, The Seasons, Nanette Workman et Patrick Norman? En cette période où la Ville de Québec ne vit que pour une équipe imaginaire et où la LNH annonce une prochaine expension, il est amusant de comparer les spectacles de Montréal et Québec à des équipes de hockey.
À Montréal, on avait un trio de vétérans qui vont directement au Temple de la Renommée (Deschamps, Forestier, Vignault); à Québec, deux old-timers qui tentent de suivre le rythme (Norman,Workman).
À Montréal, on avait un trio de vedettes de premier plan (Bélanger, Boulay, Moffat); à Québec, un joueur de grand talent, mais au jeu effacé (Cormier). À Montréal, des joueurs de soutien très efficaces; à Québec, des joueurs de soutien plus ou moins connus.
À Montréal, un coach et son assistant allumés et touchants (Houde, Diouf); à Québec, un coach absent qui aurait été plus utile sur la glace avec quelques pièces de son répertoire (Archambault). À Montréal,un plan de match (choix des morceaux) tout à fait en accord avec l'événement; à Québec, un plan de match brouillon et sans âme. Si la ville de Québec obtient une équipe de la LNH, il est à souhaiter que son directeur-général soit plus perspicace ou sinon, le Centre VIDÉOTRON deviendra un salon mortuaire géant.
Alain Gagné
Vallée-Jonction