Jean-François Lisée

Le chemin de croix de Jean-François Lisée

La course à la chefferie du PQ semble s'être déjà terminée avant même d'avoir commencé. Au rythme où vont les choses, quand le temps viendra de voter pour élire un chef, plus personne ne s'intéressera aux débats et à ce que les candidats ont à dire, car la course aura en quelque sorte déjà eu lieu, un leader de facto ressortant inévitablement de cette quasi-course qui se déroule présentement. Je pense surtout à la récente rivalité entre Jean-François Lisée et Pierre-Karl Péladeau, et à la popularité absolument hors de proportion de ce dernier. Le grand négligé dans toute cette histoire est bien sûr M. Lisée. Ce dernier n'est certes pas le préféré de tous; il est plutôt prétentieux, parfois arrogant, et, bien sûr, ne jouit pas de la popularité de M. Péladeau dans les sondages. Pourtant, M. Lisée est le chef dont le PQ a besoin. Avec le pitoyable état dans lequel Pauline Marois a laissé le parti, la seule façon pour le PQ de retrouver sa légitimité en tant que parti souverainiste est d'avoir à sa tête un pur et dur, un vrai souverainiste. Lisée dominerait sans aucun doute n'importe quel autre candidat dans un débat, et surtout Péladeau, son principal adversaire. Côté intellectuel, le député de Rosemont a une longueur d'avance sur les autres candidats. Par contre, il est apte à des déclarations controversées, qui choquent facilement; il offre donc de magnifiques opportunités à ses adversaires de l'attaquer. Peut-être que la leçon à tirer est qu'il faudrait attendre le commencement d'un vrai débat avant de prendre position.
La course à la chefferie du PQ semble s'être déjà terminée avant même d'avoir commencé. Au rythme où vont les choses, quand le temps viendra de voter pour élire un chef, plus personne ne s'intéressera aux débats et à ce que les candidats ont à dire, car la course aura en quelque sorte déjà eu lieu, un leader de facto ressortant inévitablement de cette quasi-course qui se déroule présentement. Je pense surtout à la récente rivalité entre Jean-François Lisée et Pierre-Karl Péladeau, et à la popularité absolument hors de proportion de ce dernier. Le grand négligé dans toute cette histoire est bien sûr M. Lisée. Ce dernier n'est certes pas le préféré de tous; il est plutôt prétentieux, parfois arrogant, et, bien sûr, ne jouit pas de la popularité de M. Péladeau dans les sondages. Pourtant, M. Lisée est le chef dont le PQ a besoin. Avec le pitoyable état dans lequel Pauline Marois a laissé le parti, la seule façon pour le PQ de retrouver sa légitimité en tant que parti souverainiste est d'avoir à sa tête un pur et dur, un vrai souverainiste. Lisée dominerait sans aucun doute n'importe quel autre candidat dans un débat, et surtout Péladeau, son principal adversaire. Côté intellectuel, le député de Rosemont a une longueur d'avance sur les autres candidats. Par contre, il est apte à des déclarations controversées, qui choquent facilement; il offre donc de magnifiques opportunités à ses adversaires de l'attaquer. Peut-être que la leçon à tirer est qu'il faudrait attendre le commencement d'un vrai débat avant de prendre position.
Félix Rhéaume
Québec