Après une ultime semaine de discussions sur le climat à Bonn, une autre conférence se tiendra à Paris dès le 30 novembre.

Le bonheur est-il dans la pollution?

Il y a les verts, les écolos, les amis de la nature, les protecteurs de la maison commune dont le pape François loue le bon travail. Mais il y a aussi les pollueurs, les pétrolières de l'Alberta, les responsables des changements climatiques, ceux qui nient l'existence de tels changements ou encore prennent le phénomène à la légère. Sans oublier les automobilistes qui contribuent à la croissance de la pollution en attendant de se convertir à l'énergie électrique.
Font aussi partie des pollueurs les administrateurs municipaux qui, à l'occasion, vident les égouts de leur ville dans le beau grand fleuve Saint-Laurent, des producteurs agricoles conseillés par des experts rémunérés par des fabricants de pesticides et qui utilisent une quantité phénoménale de produits empoisonnés qui se déversent dans ce même grand fleuve. On appréhende de surcroît l'arrivée d'un oléoduc qui menace aussi de polluer le grand fleuve et ces centaines de plans d'eau que nous avons la chance de posséder et le devoir de protéger.
Le bonheur est dans le pré, titrait jadis un film plein d'humour. On croirait qu'on le trouve maintenant dans la pollution puisque celle-ci, selon des experts, accompagne inévitablement le progrès, qui est une des clés du bonheur. La suite est à suivre.
Louis O'Neill
Québec