L’avenir est nucléaire

En réaction au texte «Éolien : Une vision comptable qui ignore les retombées», paru le 17 mai

LIRE : Éolien: une vision comptable qui ignore les retombées

Je suis stupéfait de lire qu’Hydro-Québec a décroché son plus gros contrat d’exportation d’énergie grâce à son investissement dans les énergies éoliennes. Il me semble que ces propos sont décalés de la réalité.

Tout d’abord, si nous avons des surplus d’énergie au Québec, c’est grâce à notre réseau hydroélectrique. Les problématiques de couplage de la production éolienne sont un défi de taille et augmentent les coûts de production. Et si on regarde ce qui se fait à travers le monde, on peut citer les cas de l’Allemagne et de la Californie. Le prix de leur électricité a monté en flèche ces dernières années justement à cause de l’implantation d’énergies renouvelables intermittentes comme les panneaux solaires (qui sont une catastrophe à venir pour l’environnement) et des éoliennes. Tout simplement parce qu’il faut constamment suppléer aux variations de la production.

Regardons nos voisins ontariens. Ils sont en voie de développer un nouveau type de réacteur nucléaire extrêmement sécuritaire, économiquement viable, qui n’émet aucun CO2, produit peu de déchets (moins radioactifs qu’avec les vieux réacteurs à eau pressurisés — et pour moins longtemps) et qui ne peut pas servir à fabriquer des bombes. Par-dessus le marché, il va permettre la désalinisation de l’eau et la production d’hydrogène à faible coût. Bref, une grande perturbation technologique. Ces réacteurs seront prêts à commercialiser dans moins de 10 ans. Et le Québec dans tout ça? On a tourné le dos au nucléaire il y a 10 ans (les raisons étaient bonnes à cette époque) mais serons-nous encore capables de vendre notre électricité?

L’avenir des énergies propres n’est ni le solaire, ni l’éolien.

Alain Duchesneau, Québec