L'austérité n'existe pas pour les hauts dirigeants de l'Université Laval

L'austérité ne se rend pas au 16ième étage de la Tour des Sciences de l'éducation où sont situés les bureaux des hauts-dirigeants de l'Université Laval. En 2011, le salaire du recteur Denis Brière a augmenté de 100,000.00$ et celui du vice-recteur Éric Beauce a augmenté de 30%. En 2014, ils ajustent à la hausse une partie des conditions d'emplois de ces hauts-dirigeants. Ces ajustements ont eu lieu à huit-clos. Où est la transparence?
Dans un article paru dans Le Soleil du 4 septembre 2014, le vice-recteur Éric Beauce prétendait que suspendre l'indexation des rentes des retraités de l'Université Laval, pour une période de 15 ans, était une question d'équité entre les générations. L'Université Laval estime avoir besoin d'une loi 3 universitaire pour y arriver.
Les hauts dirigeants parlent d'équité lorsqu'il s'agit des rentes, mais ils ne l'appliquent pas pour leurs conditions salariales. Est-ce qu'ils ont augmenté leurs salaires en prévision des coups durs? Une chose est certaine, il n'applique pas l'équité uniformément.
Gilles Grenier
Québec