Dévoilée le 31 août 1987 à l'occasion du second Sommet de la Francophonie, la sculpture Dialogue avec l'histoire est un cadeau de la Ville lumière à Québec.

L'art pédant!

Devant la disparition du méga cube Rubik fait de tuiles de salle de bains, je suis, comme la majorité des citoyens, soulagé. Et, comme plusieurs, je trouve qu'il y a bien des fumistes aujourd'hui en art.
Quand tu es obligé d'écrire de longs textes pour expliquer une peinture, une sculpture, une chanson ou un film, c'est que l'oeuvre est totalement passée à côté. Une oeuvre d'art doit toucher le coeur, pas l'intellect. Et quand l'artiste ose se comparer au grand Picasso et voit la destruction de son oeuvre comme si les talibans détruisaient une grande oeuvre immortelle, on ne peut crier qu'à la grande pédanterie.
Pour avoir, pendant un certain temps, visité les symposiums d'art, j'ai décroché devant si peu de talent et de maîtrise de son art. Trop d'artistes sont plus habiles à expliquer de façon intello leurs oeuvres qu'à créer l'oeuvre elle-même, qui tient souvent plus du «bricolage» qui est tout au plus rigolo. Je n'ai pas de problème avec l'art abstrait et j'adore Picasso, qui lui, maîtrisait totalement son oeuvre. Avant de faire de l'abstrait, il avait très bien maîtrisé les techniques de peinture de base, ce qui ne semble plus à la mode, hélas. Tout comme Pellan, Lemieux et les grands peintres québécois.
André Michaud, Québec