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L'anglais, langue commune?

«Le chef libéral veut relancer le programme d'anglais intensif en sixième année» et «Couillard prône le bilinguisme pour tous les enfants», titraient les journaux le 11 mars dernier. La question de l'enseignement de l'anglais, langue seconde, revient sur le tapis en cette période électorale. Essayons d'y voir plus clair. Premièrement, le PQ n'a pas «freiné» le programme d'anglais intensif, contrairement à ce que certains affirment. Il a simplement annoncé qu'il n'allait pas changer la Loi sur l'instruction publique pour rendre le programme obligatoire et contourner les conseils d'établissement, qui est une chose que l'ancien gouvernement libéral avait évoqué, mais sans cependant passer à l'action. L'élection d'un nouveau gouvernement n'a donc rien changé dans le dossier de l'anglais intensif : l'implantation se poursuit à toute vapeur dans plusieurs régions du Québec. Deuxièmement, comme il n'existe pas de programme de français intensif obligatoire dans les écoles anglaises et que les finissants de celles-ci sont loin d'être tous bilingues (le pourcentage de francophones bilingues dépasse d'ailleurs celui des anglophones bilingues chez les jeunes à Montréal), lorsque M. Couillard parle de rendre tous les enfants bilingues, il faut comprendre que dans les faits, pour M. Couillard, l'obligation d'être bilingue n'incombe qu'aux seuls petits francophones. Les anglophones ont toujours le choix du bilinguisme ou non. Résumons, donc : tous les enfants doivent obligatoirement pouvoir parler anglais au Québec et ce, dès la fin du primaire. Résumons: l'anglais, «langue commune», M. Couillard?
«Le chef libéral veut relancer le programme d'anglais intensif en sixième année» et «Couillard prône le bilinguisme pour tous les enfants», titraient les journaux le 11 mars dernier. La question de l'enseignement de l'anglais, langue seconde, revient sur le tapis en cette période électorale. Essayons d'y voir plus clair. Premièrement, le PQ n'a pas «freiné» le programme d'anglais intensif, contrairement à ce que certains affirment. Il a simplement annoncé qu'il n'allait pas changer la Loi sur l'instruction publique pour rendre le programme obligatoire et contourner les conseils d'établissement, qui est une chose que l'ancien gouvernement libéral avait évoqué, mais sans cependant passer à l'action. L'élection d'un nouveau gouvernement n'a donc rien changé dans le dossier de l'anglais intensif : l'implantation se poursuit à toute vapeur dans plusieurs régions du Québec. Deuxièmement, comme il n'existe pas de programme de français intensif obligatoire dans les écoles anglaises et que les finissants de celles-ci sont loin d'être tous bilingues (le pourcentage de francophones bilingues dépasse d'ailleurs celui des anglophones bilingues chez les jeunes à Montréal), lorsque M. Couillard parle de rendre tous les enfants bilingues, il faut comprendre que dans les faits, pour M. Couillard, l'obligation d'être bilingue n'incombe qu'aux seuls petits francophones. Les anglophones ont toujours le choix du bilinguisme ou non. Résumons, donc : tous les enfants doivent obligatoirement pouvoir parler anglais au Québec et ce, dès la fin du primaire. Résumons: l'anglais, «langue commune», M. Couillard?
Frédéric Lacroix, Québec