L’agriculture urbaine est de la véritable médecine préventive!

Un article de la Presse canadienne sous la plume de Jean-Benoit Legault, nous apprend qu’une nouvelle étude scientifique établit un lien direct entre la disponibilité d’établissements de restauration rapide et les crises cardiaques dans les quartiers où ils ont pignon.

Le comble, et c’est sans doute voulu, une majorité de ces établissements serait située dans ce que l’on surnomme «déserts alimentaires» où il n’y a pas d’alternatives pour trouver de la nourriture saine.

La ville de Détroit est un exemple souvent cité, alors qu’en voulant utiliser les terrains industriels laissés à l’abandon pour les transformer en jardins communautaires, des groupes de citoyens ont pu changer leurs habitudes alimentaires autant que celles de leurs concitoyens en même temps que la ville connaissait un nouveau souffle grâce à l’agriculture urbaine. Un quartier agricole en pleine ville a vu le jour. Sédentarité, isolement, pauvreté, déficit alimentaire et malbouffe sont combattus en même temps.

Nos déserts alimentaires sont connus au Québec et seraient au nombre impressionnant de 800, selon le même article.

Je ne doute pas que déjà des jardins collectifs y sont établis à l’initiative citoyenne, mais les avantages démontrés ailleurs devraient inciter les autorités à s’y investir pleinement et, si ce n’est pas la seule solution, on peut affirmer que preuve est faite des multiples bienfaits qui en découlent.

C’est de la médecine préventive à son meilleur!

Richard Gagné
Sainte-Pétronille