L'âgisme a libre cours

L'euthanasie et l'aide à mourir soulèvent d'impétueux hauts cris auxquels font largement écho les médias traditionnels et sociaux.
Mettre à mort, tuer et tous leurs synonymes ne laissent personne indifférent, même si la pratique de l'aide à mourir se définit dans le respect des dernières volontés et suivant les ordonnances de la dignité.
Par contre, personne ne fait état ni ne s'émeut de l'euthanasie de l'âme, de l'esprit et du coeur dont les aînés victimes de l'âgisme sont les cibles, dans certains corridors inhospitaliers de l'exit final, dans certains CHSLD, dans certains transports en commun, dans certains commerces et partout ailleurs où ils, elles portent une estampille de péremption. Au vu et au su de tous, c'est un bien triste constat d'une indifférence massacrante qui n'attire l'attention d'aucun législateur.
Gerry Pagé, Québec