L’action bénévole renforce la communauté

Cette année, la «Semaine de l’action bénévole» se tient du 15 au 21 avril; toutefois, je crois qu’elle devrait avoir lieu à l’année longue.

Au-delà de la lecture, de l’écriture et de l’arithmétique, un des objectifs principaux de l’éducation est de former de bons citoyens. Nous devrions encourager les élèves à développer une prise de conscience et une compréhension de leur responsabilité civique et de leur rôle dans le soutien et le renforcement de leur communauté. Le ministère de l’Éducation devrait peut-être envisager d’ajouter au curriculum un cours sur l’engagement communautaire afin de renforcer l’importance du bénévolat.

Récemment, Statistique Canada a révélé que les Québécois avaient encore une fois le taux de bénévolat le plus faible comparé aux autres provinces. Il y a quelques années, le Québec était la seule province affichant un nombre moyen d’heures de bénévolat plus faible que la moyenne nationale de 44%.

On ne sait pas vraiment quelle est la raison de ce phénomène. Toutefois, examinons quels sont les avantages du bénévolat.

Le bénévolat permet aux élèves de s’impliquer dans de nouvelles activités et d’acquérir des capacités techniques, sociales et des connaissances qui ne peuvent s’apprendre en classe. Que le bénévolat consiste à aider à la bibliothèque de quartier ou à faire du tutorat auprès d’enfants défavorisés, les élèves vivront une expérience riche dans des situations et des milieux différents. Le fait d’aider d’autres personnes donne aux élèves l’occasion de rencontrer une grande diversité de gens provenant de diverses couches de la société.

Peu importe l’âge, il est essentiel de nouer des relations avec les gens. Ce cours servirait d’introduction au réseautage.

Le bénévolat est une porte d’accès au marché du travail, car il crée de nouvelles options professionnelles et reflète de nombreux traits de personnalité positifs que les employeurs éventuels recherchent. D’ailleurs, des recherches révèlent que les élèves qui font du bénévolat réussissent mieux dans leurs études. Ce bénéfice serait utile au Québec, car malheureusement cette province affiche le taux de décrochage le plus élevé au Canada.

Finalement, des statistiques révèlent également que les adolescents qui font du bénévolat ont davantage tendance à en faire à l’âge adulte, ce qui est une bonne chose pour tous les Québécois.

Chris Eustace
Montréal