La Ville nous a bien eus

En réaction au texte «Des guides touristiques sans permis» paru le 28 juin
Je suis guide touristique détenteur d'un permis de la Ville de Québec et diplômé du Collège Merici. Quelle honte et quel désappointement de lire votre texte ce matin. L'administration Labeaume nous a bien eus : en créant un comité «bidon» pour étudier la question (formule consacrée lorsque l'on veut faire taire un groupe revendicateurs).
À Place Royale, en un seul après-midi, j'ai personnellement compté quatre guides illégaux, après en avoir compté une quinzaine au travail.
Monsieur le Maire et chers conseillers, voilà une très mauvaise stratégie. Vous pelletez le problème en avant, en arrière et sur les côtés. Pas grave, la campagne électorale nous intéresse davantage... nous aussi comme citoyens électeurs. Bravo, Madame Labelle, de souligner l'inaction de certains élus.
Jacques Quimper, guide touristique et accompagnateur de groupe depuis 18 ans, Québec
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Soeur Jeanne Morazain, femme d'exception
Le 26 juin dernier, les Ursulines du Vieux Monastère de Québec célébraient et chantaient, dans un a capella mémorable, leur adieu à une femme d'exception, Soeur Jeanne Morazain. Pendant les 80 années de sa consécration religieuse, cette femme de passion et des plus nobles ambitions, s'est vouée, entre autres missions, à celle de la reconstruction de l'oeuvre de sa Communauté, dans un Japon dévasté par la guerre 1931-1945 ainsi qu'a diverses fonctions de l'oeuvre éducative de sa Communauté. Cette bâtisseuse de marque est bien humblement partie dans l'oubli et l'indifférence de celles et ceux qui ont mandats religieux et civils de saluer comme il le faut les bâtisseuses et les bâtisseurs de marque dont le patrimoine de notre fierté québécoise jamais ne devrait ignorer.
Personne du Parlement, personne de la Ville, personne de l'Archevêché de Québec, personne de quelque autre communauté religieuse n'est venu saluer cette femme d'exception qui a quitté sa Ville, son Monastère et le merveilleux monde de l'Éducation, l'oeuvre centrale de sa consécration, le jour même de son 106e anniversaire.
Gerry Pagé, Québec