La Ville de Québec doit aménager des corridors sanitaires pour les piétons

Le Comité des citoyens du Vieux-Québec (CCVQ) joint sa voix à ceux (citoyens, organismes) qui se sont déjà exprimés pour que la Ville de Québec aménage des corridors sanitaires pour les piétons pour faciliter la circulation à la suite du déconfinement progressif de la COVID-19.

L’ouverture des commerces et de certains volets de l’économie entraînera davantage de citoyens à se déplacer pour profiter du beau temps et visiter ces établissements. Les consignes telle la distance entre les personnes continueront à s’appliquer pour assurer la sécurité des individus. L’achalandage accru dans le Vieux-Québec deviendra problématique dans le respect des consignes. Les trottoirs étroits amèneront les piétons à circuler sur la chaussée comme nous l’avons vu faire au cours des dernières semaines. L’absence de circulation automobile ne causait pas trop de problèmes, mais le contexte sera très différent à partir de lundi.

Nous demandons que la Ville aménage des corridors sanitaires pour les piétons dans certaines rues du Vieux-Québec pour faciliter la circulation et assurer le respect des consignes de sécurité. Les trottoirs pourraient être artificiellement élargis en empiétant sur une partie de la chaussée. Des séparateurs visibles en quantité suffisante devraient permettre de bien départager les deux types d’usagers. À titre d’exemple, les rues Saint-Jean et Saint-Louis où se trouvent de nombreux commerces et services devraient bénéficier de tels aménagements. D’autres villes ailleurs dans le monde ont déjà opté ou s’apprêtent à appliquer cette solution. Québec devrait donc s’inscrire dans ce courant pour faciliter le retour graduel à une vie plus active.

Michel Masse, président du Comité des citoyens du Vieux-Québec

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PAS FACILE, LE DÉCONFINEMENT!

Les Québécois vivent maintenant à l’heure du confinement depuis plus de six semaines. Les mesures de sécurité édictées par le tandem Legault-Arruda et répétées quotidiennement lors de leur point de presse font maintenant partie du rituel des Québécois, notamment l’isolement.

Nous sommes maintenant invités à passer graduellement à la période du déconfinement, somme toute, à nous déprogrammer, une tâche qui s’avère plus ardue que le confinement qui était perçu comme un bouclier nous rassurant contre l’envahisseur. Or, maintenant que nous pouvons sortir de chez nous, une crainte sournoise s’empare de nous, un peu comme un enfant qui apprend à marcher seul pour la première fois.

Toutes sortes de sentiments surgissent, telles la crainte, l’inquiétude, voire l’anxiété pour certains. Des questions se pointent dans nos têtes au sujet du respect ou non des consignes de sécurité par ceux qui nous côtoieront. Comment réagir dans une situation où quelqu’un s’approche trop près de nous ou tousse sans se protéger?

À mon avis, nous devons réapprivoiser notre entourage petit à petit avec confiance tout en demeurant vigilants eu égard aux mesures de sécurité qui nous ont guidées en période de confinement… et respirer à pleins poumons l’air bienfaisant du printemps!

Henri Marineau, Québec