La version des faits de Charest aurait été pertinente

Bien que des membres en autorité du Parti libéral aient été arrêtés par l'UPAC, ceux-là mêmes qui ont exécuté des mandats de financement, on ne connaît pas absolument les instigateurs ou instigatrices et les principaux bénéficiaires du système de financement.
L'opposition réclame vivement au Parti libéral le remboursement du financement illégal, mais elle pourrait revendiquer aussi fortement que ce parti rende compte de son utilisation, pour des éclaircissements.
Par ailleurs, l'audacieuse commission Charbonneau n'a pas jugé utile ou opportun, apparemment, d'interroger Jean Charest, pourtant chef du Parti libéral à l'époque, ce qui continue à en décevoir plus d'un. Bien des gens croient, non étonnamment, que le chef aurait dû donner sa version des faits depuis longtemps.
Bonne chance à l'UPAC.
Festina lente!
André L. La Ferriere, Saint-Elzéar
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Un abus de pouvoir
La Ville de Québec a raison de vouloir interdire les systèmes de traitement individuels, appelés communément fosses septiques, dans le bassin de drainage de sa prise d'eau. Ces systèmes sont reconnus depuis belle lurette pour causer des problèmes. Mais la façon choisie ne fait que «souffler les braises» de la zizanie. Le maire de Stoneham a raison, la mesure choisie par la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) constitue un abus de pouvoir. La CMQ n'a pas à faire subir des ignominies aux citoyens qui, sans prétention, ont voulu s'installer dans les villes de la couronne nord, alors que la Ville de Québec s'est rendue coupable de mollesse pendant des années pour ne pas avoir su prendre ses responsabilités à l'égard de la protection de sa prise d'eau.
Jean-Marie Desgagné, Québec
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Taxe déguisée
Personnellement, je ne donne plus aucun argent aux fondations en santé et en éducation. D'abord, les frais d'administration coûtent une fortune et maintenant, on apprend que ce magot va servir à éponger les déficits budgétaires. Ce qui se passe actuellement à l'hôpital Sainte-Justine ne serait que la pointe de l'iceberg. Avec les coupes importantes en santé et en éducation, on va de plus en plus faire appel aux fondations pendant que le gouvernement Couillard sera mort de rire. Les fondations existent pour soutenir des projets particuliers et non pour équilibrer le budget ou éponger le déficit victime des odieuses compressions budgétaires.
Paul-André Deschesnes, Beloeil