La seule à dénoncer

Je lis avec tristesse la couverture accordée à Mme Guérette au sujet des groupes extrémistes. Elle est la seule, parmi les candidats (es) à la mairie, à dénoncer clairement et publiquement le racisme de ces groupes. Le maire Labeaume est absent du débat, et M. Gosselin ne fait que blâmer le maire.
Mme Guérette condamne, sans équivoque «toute forme de racisme, toute forme d'intolérance». M. Gosselin dit, par contre, «On commence peut-être à rentrer dans des discours qui vont peut-être faire place à l'intolérance. Il faut faire attention.» Peut-être...? 
Et il ajoute ce bijou : «Je trouve que le manque de leadership politique (...) peut amener à des débordements». Voyons, donc.
W. Stuart Edwards, Québec
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Demandeurs d'asile: le Québec devrait avoir son mot à dire
L'arrivée surprise d'une grande quantité de demandeurs d'asile visant à obtenir le statut de réfugié montre jusqu'à quel point le Québec est impuissant à intervenir dans ce dossier. En effet, les demandeurs d'asile qui entrent au Canada, que ce soit via le Québec ou via une autre province, deviennent automatiquement dépendants de la décision du gouvernement fédéral de leur accorder ou non le statut de réfugié au Canada. 
Le Québec, ou toute autre province qui vit la même situation, ne peut rien faire dans le dossier sauf de subvenir aux besoins de ces gens avec le programme d'aide sociale et avec une couverture médicale appropriée, ce qui est le moindre qu'une société civilisée comme la nôtre puisse faire actuellement. Comme le traitement de chaque dossier va prendre beaucoup de temps, il semble évident que chaque province va devoir assumer des coûts sur une longue période et cela sans pouvoir participer au processus décisionnel de l'acceptation du statut de réfugiés de ces migrants qui aspirent à devenir citoyens canadiens. 
Il serait sûrement intéressant que le Québec joue un rôle plus actif dans la sélection de ces futurs citoyens.
Pierre Lincourt, Chicoutimi