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La SAQ, notre amie?

Notre grande amie, la chère SAQ, se classe au deuxième rang comme vache à lait derrière Hydro-Québec, mais devant Loto-Québec. Cette belle société d'État qui nous appartient achète des vins à 5,44 $ pour nous les vendre à 16,20 $. C'est la course aux bonis dans les bureaux.
Je n'ai rien personnellement contre les retours dans les goussets du gouvernement, mais pourquoi abuse-t-on de la sorte sur le dos des Québécois? Puisque la SAQ nous appartient, nous devrions, il me semble, profiter d'un prix d'ami et plus avantageux. Pourquoi s'autoflageller? Malgré les profits énormes engendrés par la SAQ, cela ne nous assure pas du tout de la qualité des produits.
Selon des experts, on nous sert parfois ou souvent de la piquette dont la qualité est moindre que des vins offerts dans les épiceries. Non, mais, on repassera pour le respect que la SAQ accorde à sa distinguée clientèle. Désolant pour les fidèles de Bacchus!
De plus, la SAQ ne reprend pas les bouteilles vides, au diable le recyclage. Est-ce à dire que les belles vertus vertes du gouvernement ne comptent pas à la SAQ? On refuse d'écrire le cépage et l'endroit où le remplissage s'est fait. Bref, on ne désire pas trop informer le client de peur de révéler des faiblesses dans le procédé de vente et de respect face aux clients.
Pour une société qui nous appartient, on ne prend pas soin beaucoup du client. La SAQ nous prend-elle pour acquis?
Michel Beaumont, Québec