Parcomètres sur l'avenue Maguire à Québec

La rue Maguire tuée par l'auto

(En réaction à l'article «Nouveau souffle recherché pour Maguire» de Normand Provencher, publié le 23 août) Le reportage sur les problèmes de l'avenue Maguire aurait pu se résumer à la photo en première page du Soleil du dimanche 23 août dernier : l'espace trottoir est quasi inexistant. C'est d'ailleurs un des secteurs de la rue où il n'est pas confortable de simplement se promener en couple.
Ce qui tue cette rue, c'est son obsession pour l'auto. L'avenue Maguire ne peut pas compétitionner avec les quelque 11 000 places de stationnement que l'on va retrouver entre Laurier Québec et Place Sainte-Foy. Elle essaie pourtant très fort. Une rue commerçante de quartier (le mien, de fait) devrait plutôt donner le goût aux résidents des alentours d'aller y faire une promenade à pied. Installer des bancs, mettre des arbres... essayer d'avoir plus l'air d'un «parc commerçant» plutôt que d'une autoroute, ce dont elle a l'air aujourd'hui. Qui a envie d'aller se promener sur une autoroute?
En fin de semaine prochaine, c'est la fête de la rue. Pour cette occasion, et comme lors des années précédentes, la rue sera piétonne pour une partie des journées de samedi et de dimanche. Des expériences que j'ai eues les années passées, ces journées ont été un beau succès. Le fait que les autos ne pouvaient venir n'a de fait jamais empêché la rue de se remplir! Malheureusement, cela n'a pas donné l'idée aux commerçants d'arrêter de miser sur le «tout auto». Changer cette culture, et ainsi se distinguer des autres lieux commerçants à Québec me semble pourtant prioritaire pour redresser la rue Maguire. Une rue qui a le potentiel d'être très charmante grâce à la belle architecture de plusieurs de ses bâtiments, mais à l'évidence un atout qui est moins intéressant aux yeux des commerçants que celui d'une place de stationnement. Pour le plus grand malheur de «ma» rue commerçante.
Eric Alvarez
Québec