La route du Mitan: en espérant que la justice va suivre son cours

En réaction au texte «Île d’Orléans: quand les fils électriques d’un fermier deviennent affaire d’État» de Baptiste Ricard-Châtelain paru le 31 mai

Nous sommes résidents et propriétaires à l’île. Votre article fait écho à ma stupéfaction devant ce qui a été découvert au printemps sur le chemin du Mitan, à savoir cette installation de lignes électriques qui coupent dorénavant la vue irremplaçable du fleuve se mêlant à celle du ciel.

L’appât du gain d’un propriétaire est passé sous silence, et ce, dans une période où le confinement nous a tous rendus plus centrés sur nous-mêmes.

Les résidents n’ont vu le résultat qu’au printemps lorsque le chemin a été rouvert à la circulation puisqu’il est fermé l’hiver.

Lorsque nous sommes devenus propriétaires à l’île et que nous avons voulu faire construire une petite écurie, il a fallu remplir les conditions qu’exigeaient les Affaires culturelles. Un fonctionnaire est venu vérifier que nos plans correspondaient aux exigences culturelles propres à l’île, à savoir les bardeaux du toit, les barreaux des fenêtres, ce que nous avons accepté de bonne grâce. Les insulaires de souche devraient respecter les mêmes exigences que n’importe quel homo sapiens.

J’espère que la justice va suivre son cours et que le propriétaire visé dans ce désastre va réparer les dégâts de son égoïsme capitaliste. Malheureusement, il en restera des séquelles.

À suivre évidemment.

Cécile Ugeux, Île d’Orléans

***

VERTU QUAND TU NOUS TIENS

La réponse du propriétaire est intéressante: «Passez ailleurs, c.-à-d. regardez ailleurs.»

Quel est l’intérêt de cette nouvelle? Y a-t-il un enjeu que je ne comprends pas au-delà de l’application des règles des différents niveaux de gouvernement?

Voudrions-nous relancer le débat sur le passage de la ligne à haute tension d’Hydro-Québec au-dessus de l’île, il y a plusieurs années, et la prétention que les vaches du fermier donnaient moins de lait à cause des ondes magnétiques?

Le cas actuel me fait penser au cri du Tartuffe de Molière: «Cachez ce sein que je ne saurais voir.» J’en ris.

Salutations!

Bertrand Bouchard