La peur et son remède

Les peurs proviennent, semble-t-il, de mauvaises expériences, du manque de connaissances ou d'idées préconçues.
Pour la plupart des gens, la peur peut devenir incontrôlable; la peur donne des ailes, dit-on, mais elle peut aussi porter à des actes insensés...
Peut-on traiter une personne ayant peur des espaces clos en l'enfermant dans un encenseur? J'en doute.
Peut-on traiter la peur entre des personnes en les confrontant jour après jour, en rappelant leurs origine et culture différentes? J'en doute aussi, on risque même l'effet inverse. 
Il semblerait que la seule méthode pour traiter la peur entre les individus est de s'apprivoiser mutuellement. La recette, selon le Petit Prince de Saint-Exupéry, demande du temps et certaines règles minimales.
Pour rassurer ceux des Québécois qui ont peur, il serait important de définir ces règles minimales et laisser le temps faire son travail.   
Benoit Allard, Québec
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Référendums utiles
Devant les députés de l'Assemblée nationale réunis en commission parlementaire sur le projet de loi 122 portant sur l'autonomie des municipalités, Régis Labeaume a étonné son auditoire en plaidant qu'en matière d'urbanisme, l'utilisation du référendum était un geste antidémocratique. Selon le maire, deux projets, l'îlot Irving et l'îlot Esso, ont été réduits à cause des référendums, jusqu'à devenir de «mauvais projets». Pourtant, le promoteur de l'îlot Esso a déjà dit à propos de son immeuble, dont la mouture finale respecte le règlement de zonage : «On a travaillé fort à faire quelque chose de bien. Tout le monde est bien content. [...] On a une meilleure intégration.»
Souhaitons-nous à tous, médias inclus, de rester suffisamment vigilants en cette année d'élections municipales, en donnant ces coups de patin additionnels, ce deuxième effort dans les coins et près du but qui permet de vérifier les choses qu'on nous dit.
Jean Lacoursière, Québec
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Et M. Labeaume, lui?
Monsieur Labeaume a rabroué les réseaux sociaux et certaines grandes entreprises vouées au développement économique de la région de Québec.
C'est surprenant de constater que monsieur le maire ne semble pas être conscient qu'il a lui-même alimenté le discours de méfiance en fustigeant les employés d'un des plus importants employeurs de la région, soit sa propre Ville, en les traitants de «fourreurs de système» et autres épithètes tout aussi disgracieuses. Ses propos acerbes, apparentés à de la vomissure, n'ont certainement pas alimenté positivement le débat.
Bertrand Goulet, Québec