Plusieurs résidents de la rue Dickson avaient installé des pancartes contre la «densification sauvage» devant leur maison pour protester contre les nouvelles constructions résidentielles.

La peur

Monsieur François Bourque,
Permettez-moi de réagir à votre chronique «La peur», publiée le 12 juillet 2014. Peur de quoi? D'être emmurée, enclavée, oui. C'est tout.
En tant qu'une des initiatrices de la pétition à propos de la rue Dickson, je vous ai écrit en avril dernier pour vous demander de me contacter afin de vous expliquer le «pourquoi» de notre mouvement. Je n'ai eu aucune réponse.
Nous ne sommes pas des «anti-tout». Nous avons tout bonnement réagi (c'était une première pour nous) à ce qui se passait dans notre rue.
Notre préoccupation de départ a été le non-respect de l'alignement de la rue et de la hauteur des nouvelles constructions, d'où des appels à la Ville.
Que des maisons négligées soient démolies pour laisser place «au patrimoine de l'avenir», soit. Que des maisons rénovées ou parfaitement «rénovables» soient rasées, c'est questionnable.
Quant à votre allusion à l'immigration, consiste-t-elle à chasser la classe moyenne pour n'accueillir que des millionnaires, vu le prix de vente exorbitant de ces maisons? Nous avons toujours accueilli les nouveaux arrivants avec un esprit d'entraide. Si vous parlez d'immigration au sens propre, je peux vous dire qu'il y a de nombreux immigrants dans le quartier : Suisses, Marocains, Français, Latino-Américains. Tous sont intégrés et ne font peur à personne. Ce qui fait peur, ce sont des articles comme le vôtre. Quoi d'autre ensuite pour discréditer une démarche citoyenne légitime?
Catherine Pelletier, Québec