La misère des riches

Mardi soir, le journal télévisé de RDI commençait par une référence explicite au drame épouvantable des Rohingyas birmans et au silence étourdissant de la communauté internationale à ce sujet. N'aurait-il pas fallu ajouter : au silence complet des médias de nouvelles continues sur ce même sujet?
En effet, depuis l'annonce des approches éloignées d'Irma, les grands médias n'en ont eu que pour ce monstrueux ouragan qui allait détruire de nombreuses petites îles des Caraïbes mais, surtout, la Floride. Comme c'est souvent malheureusement le cas, les différentes présentations ont fait montre de «discrimination» : la riche Floride ayant priorité sur les autres îles durement touchées, y compris Cuba, et les pauvres touristes québécois et canadiens sur les populations autochtones de ces petits pays insulaires.
C'est comme si les tragédies quotidiennes des autres peuples et régions s'étaient soudainement évanouies, laissant toute la place à ce désastre qui a touché surtout la Floride des riches États-Unis de même que les touristes malheureux obligés de subir des nuits d'angoisse en attendant l'avion sauveur dépêché par ce gouvernement Trudeau trop lent à agir.
Peut-être que nos médias de nouvelles continues pourraient arrêter de réduire la nouvelle à ce qui nous touche immédiatement et que, dans des circonstances semblables, ils pourraient à l'avenir réserver quelques minutes de chaque heure aux autres drames qui ne manquent pas de toucher d'autres parties de l'humanité. Alors, peut-être, la tragédie humaine des Rohingyas aurait pu sortir de l'écrasant silence et venir toucher les gens d'ici.
Normand Breault, Montréal
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Simplement vivre
En réaction à la caricature d'André-­Philippe Côté parue le 13 septembre
Ici, contre le froid et la neige, nos résidences sont bien isolées et bien chauffées. Le déneigement nous permet de rouler sur l'asphalte quelques heures après la tempête de neige. De plus, ici, l'eau potable coule instantanément du robinet.
Dans d'autres pays, il n'y a aucun équipement pour affronter les tornades, les ouragans, les cyclones, les typhons, les tsunamis, les inondations, les tremblements de terre, etc.
Et pour bien des pays, l'eau potable est une denrée très rare. Alors pourquoi toujours chialer? Pour se rendre malheureux?
«Quand on se compare, on se console». Vivre plus simplement pour que d'autres puissent simplement vivre!
Gilles Côté, Lévis