La mammographie

Entre les invitations à passer une mammographie à 50 ans réapparait régulièrement la liste des inconvénients du dépistage entre 40 et 49 ans, telle une complainte.

La mammographie capterait du cancer alors qu’il n’y en aurait pas toujours, occasionnant d’autres examens et des traitements inutiles. Ce discours conclut donc: «En as-tu vraiment besoin?» et la solution est: «Tu as le choix de passer ou non une mammographie»; on pourra invoquer l’imprévoyance si on en trouve un vrai plus tard. 

Est-ce un raisonnement logique? Si l’appareil capte parfois inutilement, pourquoi ne jamais se questionner sur les limites de cet appareil, surtout à cet âge? Pourquoi ne jamais se demander où en est la recherche sur la mammographie, aussi améliorée soit-elle, ou sur une autre façon de dépister? Alors qu’on arrive à scruter des éléments dans l’espace infiniment loin, qu’on peut voir, semble-t-il, l’intérieur du cerveau, est-ce logique de devoir se contenter d’un moyen qui n’est pas encore assez efficace pour voir encore mieux dans un sein tout proche et moins compliqué que le cerveau?

«Moins d’un décès sur 1000 sera évité», cela ne vaut pas la peine d’en passer ou cela urge d’avoir mieux, comme moyen de déceler ce cancer et de le traiter à tout âge? Bien des propos sur le cancer du sein, qui sont du copier-coller, mériteraient d’être analysés.

Hélène Jean, Québec