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La ligne de parti, c’est vraiment la démocratie?

Carrefour des lecteurs
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Le Soleil
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Au parlement, il semble que l’entièreté de nos élus (125 sur 125) désire des barrages policiers et davantage de confinement. À vous, amis politiciens, je ne crois vraiment pas que ce pourcentage reflète l’opinion de 100 % de la population de vos circonscriptions.

Je ne voudrais pas que vous oubliiez que c’est nous qui vous élisons, vous êtes un peu comme nos employés, non? Vous n’avez pas le droit d’exécuter comme bon vous semble et mettre de côté l’avis d’une bonne proportion de la population.

Je veux bien croire qu’il y a une ligne de parti, mais même vous en tant que député vous n’avez pas le droit d’être muselés si vous pensez différemment.

Repensez au moment lorsque vous avez voulu vous lancer en politique, vous aviez sans doute la conviction de pouvoir améliorer les choses. Par contre, si on fait de la politique comme elle se faisait il y a 40 ans, on n’améliorera rien du tout. C’est ce qui se passe actuellement.

Il est peut-être temps au Québec de faire différemment la politique? Les gens sont désabusés d’écouter les sessions parlementaires. Voir des élus ne jamais répondre aux questions ou encore jouer leur cassette.

Écoutez davantage les gens de vos circonscriptions, émettez publiquement leurs opinions vis-à-vis vos partis respectifs. Vous serez davantage respectés et ferez ce qu’on attend de vous, c’est-à-dire défendre nos intérêts. Désolé, mais, en ce moment, une dizaine de personnes semblent contrôler le Québec en entier.

Vos emplois demeurent en jeu, n’ayez pas peur de vous exprimer, on entend trop peu de politiciens défendre les intérêts de tous.

Par exemple, les jeunes, les sports, l’école en alternance: nos enfants sont tannés de ne pas pouvoir faire leur sport, les résultats académiques sont pitoyables présentement. Les professionnels en psychologie, les professeurs persistent à dire que ça doit suffire. Écoutez-les, SVP! N’attendez pas six semaines encore.

Cent vingt-cinq sur 125, ce n’est vraiment pas la note démocratique que nous méritons sur des sujets aussi sensibles.

Alexandre Villeneuve,  40 ans, citoyen de Lévis qui respecte les règles de base, mais exaspéré des mesures exagérées

***
AIR TRANSAT LARGUÉ

Les autorités fédérales viennent d’approuver la vente d’Air Transat à Air Canada pour 190 millions $, malgré les réserves exprimées par le Bureau de la concurrence sur le monopole ainsi créé.

Les arguments mis de l’avant par le fédéral pour accepter cette transaction sont loin d’être convaincants et son recours à la pandémie l’est encore moins.

On y pose quelques conditions pour en atténuer les conséquences, dont l’offre de lignes desservies à des concurrents, le maintien de l’entité Air Transat au sein de l’entreprise pour cinq ans, l’entretien des avions au Canada et, ironiquement, de devoir offrir dorénavant des «services bilingues» aux consommateurs du pays entier «because Transat is now a subsidiary of Air Canada», comme si cette transaction allait changer le comportement de notre transporteur national. Reste à venir la décision de la Commission européenne.

À l’annonce de cette possible transaction en août 2019, il y avait eu peu de réactions du gouvernement du Québec aussi bien que des partis d’opposition, le premier ministre François Legault, l’un des fondateurs de cette compagnie en 1986, ayant seulement évoqué, et ce, sans rire, que cela assurait que le siège social reste au Québec, parce qu’Air Canada a le sien à Montréal. On sait très bien que les décisions importantes de ce transporteur sont prises de l’autre côté de la rivière des Outaouais.

Pourtant, on avait appris en décembre dernier qu’il y avait un acheteur québécois qui voulait acquérir Transat, soit Gestion MTRHP inc., un fonds d’investissement appartenant à Pierre Karl Péladeau.

Il semble bien que de pouvoir avoir l’assurance formelle de conserver l’entité au Québec, avec son personnel et ses installations, en favorisant ce deuxième acquéreur, n’ait pas effleuré l’esprit de nos dirigeants, comme s’il y avait eu un mot d’ordre de ne point réagir.

On doit rappeler que notre transporteur canadien n’a aucun respect pour le français, exploite depuis des décennies les citoyens des régions du Québec par des tarifs exorbitants à cause du manque de concurrence, quand ce n’est pas l’arrêt sauvage des dessertes.

Nous avions l’occasion de conserver ici un transporteur aérien qui nous ressemble et qui nous respecte.

Richard Gagné, Sainte-Pétronille