La lente agonie du sou noir

En mars 2012, le ministre James Flaherty annonçait la fin du sou noir. Or, à l'heure actuelle, les banques et les commerçants sont toujours bien alimentés en sous noirs et je n'ai vu aucun détaillant qui ait procédé à l'arrondissement du total de ses factures. On apprend maintenant que la fin est prévue pour le 4 février 2013, date où la Monnaie Royale va racheter les sous au lieu de les distribuer.
En mars 2012, le ministre James Flaherty annonçait la fin du sou noir. Or, à l'heure actuelle, les banques et les commerçants sont toujours bien alimentés en sous noirs et je n'ai vu aucun détaillant qui ait procédé à l'arrondissement du total de ses factures. On apprend maintenant que la fin est prévue pour le 4 février 2013, date où la Monnaie Royale va racheter les sous au lieu de les distribuer.
Ce retrait devrait coûter 1,6 cents pour chaque sou. Comme sa production coûtait le même prix, ça veut donc dire que la distribution annuelle de près de 2 milliards de ces pièces avait un coût global de plus de 3 cents la pièce. Ça prend du temps à allumer pour une population et pour des gouvernements qui ont peur de bousculer les habitudes de leurs électeurs.
Le sou noir était devenu une nuisance de longue date. Sa mort est un événement heureux. Il est juste triste qu'on lui ait concédé un si long acharnement thérapeutique.
Jeannot Vachon, Québec