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La langue française, c’est une géante!

Carrefour des lecteurs
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Le Soleil
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L’air de rien ou sur un air de Félix Leclerc, la langue française résiste, perdure et demeure, dans ma vie, cette amie fidèle qui m’accompagne et qui me tient par la main.

Vous dire qu’elle m’enchante serait trop facile. Mais je peux affirmer sans ambages que je l’entends chanter à tout venant quand je marche avec elle sur les chemins de mon pays. Car mon pays à moi est peuplé de ses mots à elle. Elle, si vertueuse, si éloquente, si diversifiée, si riche en échos et en résonances de toutes sortes.

La langue française est une grande poète et une grande résistante. Vous aurez beau lui dire qu’on la délaisse de plus en plus, ici même au Québec, et voilà qu’elle se mettra à chanter de plus belle l’hymne de sa provenance.

La langue française, c’est une géante parmi nous. C’est une âme fière, porteuse de nos rêves. C’est une pionnière qui veille sur nous. La langue française nous aime plus que tout.

Alors, contre vents et marées, c’est le moment de lui rendre la pareille. Voici venu le temps, plus que jamais, de lui parler d’amour.

Yvan Giguère, Saguenay 

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DU BÉTON, DU BÉTON ET DU BÉTON

Dans les années 1960, on a bétonné les berges de la rivière Saint-Charles. On en est revenus.

Dans les années 1970, on a bétonné les abords du parlement, le long de l’ancien boulevard Saint-Cyrille, devenu boulevard René-Lévesque plus tard. On a appelé cette structure le «mur de la honte». On en est revenus.

Dans les années 2020, on prévoit bétonner encore la plateforme du tramway, séparant presque la ville en deux. Je ne sais pas quel nom on donnera à ce muret, mais j’espère qu’on en reviendra aussi. Dans 30 ans peut-être.

Certains semblent beaucoup aimer le béton, et aussi les fils, dont on a tout fait pour se débarrasser.

On croyait être en voie de ne plus voir de poteaux de téléphone et d’électricité en ville. Il semble qu’il faudra encore en rajouter avant d’en revenir.

Ah! Si la végétation et les arbres pouvaient parler!

Alain LaBonté, Québec

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HOCKEY: LNH OU LCH?

En ce temps de dérangement généralisé, les trouvailles de gestion visant à sauver les meubles sont fort ingénieuses. La restauration, les spectacles, la pédagogie en pleine effervescence. Des stratégies impressionnantes d’ajustement explorant toutes les voies de l’originalité pour survivre. Le hockey professionnel devant composer avec le danger de la contagion omniprésente se déploie sans la présence vibrante des spectateurs. Un calendrier modifié, des déplacements limités, une ligne nationale rétrécie. Notre Canadien affrontant des adversaires canadiens. Nous sommes dans une ligue canadienne! Rivalité à pimenter pour du hockey confiné et le danger de la lassitude. Les adversaires américains ne sont pas dans le décor. Le menu serait-il moins attrayant? Le vide des temples sportifs est lourd malgré le talent des virtuoses de la rondelle. On est dans un contexte «steak, blé d’inde, patate». Du répétitif et de la monotonie inévitables sans une rivalité étendue. Toujours les mêmes adversaires. Commentateurs et analystes sur le point d’être en panne d’inspiration! Et si ces Nordiques étaient là pour alimenter notre plaisir de détester le bleu-blanc-rouge?

Douglas Beauchamp, Québec