La fin du tramway

En 1948, c’est la fin du réseau de tramway parce que la compagnie est mal gérée. C’est du moins la conclusion de Jean Breton lors d’une entrevue au FM93. Il donne une conférence avec la Société historique de Québec.

Pourtant, depuis les années 20 s’opère une transition aux États-Unis et en Angleterre pour remplacer les tramways par des autobus. Aux États-Unis, la transition s’accélère avec l’aide de grosses corporations comme General Motors, Firestone Tire et Standard Oil.

C’est la fin des véhicules tractés à l’électricité. Place au pétrole. Ce n’est pas une conspiration. Juste une histoire de lobby, d’argent, de mode et de pouvoir. Toutes les villes ayant réalisé leur transition en 1950 n’étaient pas «mal gérées». D’autres ont fait des choix inverses, conservant voire renforçant leur tramway. Québec n’est pas isolée du reste du monde. En 1948, elle a suivi la tendance nord-américaine. Elle a cédé au lobby automobile. La situation n’a guère changé depuis.

Francois G Couillard, Québec