La FFQ, un mouvement inclusif

Je suis membre de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) depuis des années, mais je n’ai pas assisté à notre assemblée générale du 28 octobre, ni en personne ni en ligne, comme il était possible de le faire.

Y aurais-je assisté, comment aurais-je voté sur cette question de la prostitution? Je ne sais pas. Quels amendements aurais-je proposés? Car parait-il qu’il y en a eu plusieurs avant d’en arriver au vote.

Quand je lis le contenu de la proposition adoptée, je ne vois nulle part que la FFQ est en faveur de la prostitution. Je ne vois pas non plus qui a déposé la proposition originale. Je sais toutefois qu’il y a des groupes de femmes, comme Stella (qui travaille avec et pour des femmes prostituées qu’elle préfère nommer travailleuses du sexe), qui sont membres de la FFQ et veulent depuis des années être reconnues à l’intérieur du mouvement des femmes. C’est ce qui a dû se passer le 28 octobre. Reconnaissons pour le moins leur agentivité [capacité d’agir, NDLR].

Je trouve très déchirant pour moi-même de vouloir en même temps l’abolition de la prostitution et de souhaiter la sécurité de toutes les femmes qui la vivent.

Chacune de nous aimerait que la FFQ la représente personnellement ou collectivement. C’est sûrement ce que la FFQ essaie de faire, en souhaitant probablement que toutes en soient membres et viennent animer de l’intérieur ce mouvement qui se veut en mouvement.

Monique Foley, Québec