La faute à qui?

Comme c'est souvent le cas, il est très difficile de trouver un responsable lorsqu'il arrive des évènements malheureux impliquant des humains. En allant normalement prendre un repas dans un restaurant, une cliente a trouvé une carcasse d'un rongeur dans son assiette qui devait contenir une salade.
Depuis cet évènement, elle subit de graves traumatismes émotionnels et psychologiques relativement à l'alimentation. Personnellement je la comprends, car en lisant le récit dans les médias, j'étais mal à l'aise. Elle poursuit, de bon droit, la chaîne de restaurant pour une somme de 192 400 $ en dédommagement.
La chaîne de restauration a réagi par voie de communiqué à la poursuite intentée en précisant que l'objet indésirable découvert dans l'assiette de la cliente n'émanait pas de leur cuisine, mais dans l'emballage de l'un des fournisseurs de laitues prélavées et prêtes à manger.
Même s'il mentionne par voie de communiqué avoir une longue tradition d'excellence et que le contrôle de la qualité est dans l'ADN de l'organisation, il y a un problème de responsabilité. Lorsque j'achète un sac de laitues prélavées et que je la verse dans mon assiette, c'est censé être vert, pas noir, et je lave quand même.
Jocelyn Boily, Québec