La face cachée de la lune

Il fallait que cela se produise un jour : on découvre que la police a espionné un journaliste aux fins de découvrir ses sources de renseignements.
Derrière cette pratique policière se cache une réalité très préoccupante. Il est maintenant évident que les lanceurs d'alerte n'ont plus confiance en la police. Ces derniers décident de dénoncer un scandale, ils vont voir la police. Qu'arrive-t-il si la situation devient trop corsée?
Les pouvoirs s'en mêlent et le tout est remisé aux oubliettes. Alors, il ne reste qu'une solution aux lanceurs d'alerte : rencontrer un journaliste à qui ils déballeront leur secret. Ils le feront parce qu'ils seront assurés que leur confession restera secrète. Jamais un journaliste n'osera devenir un agent double. Il appert donc que faire confiance à la police n'a plus sa raison d'être dans le cas de dénonciation d'abus de toute sorte.
Maintenant, on passe par la presse pour protéger la morale et l'éthique démocratique. C'est fort préoccupant!
Lévis Bouchard, Québec