La destruction d'une icône

Établi dans le Vieux-Port depuis près de 30 ans, le marché public de Québec avait continué de nous surprendre par sa grande capacité d’adaptation aux nouvelles tendances agroalimentaires et son sens de l’innovation. Aller au marché du Vieux-Port avec comme décor la splendide marina, le pont levant et les écluses ajoutés à une vue prenante sur le Grand Séminaire de Québec juché au haut de la falaise, c’était grandiose et exceptionnel. C’est désolant, car la Ville de Québec a décidé de déménager l’ensemble du marché public du Vieux-Port à ExpoCité avec, comme fond d’écran, l’amphithéâtre désert et ses stationnements. Pourquoi ne pas avoir investi les millions de dollars dans le marché actuel qui aurait été une valeur ajoutée au lieu d’en créer un dans un désert? Je ne crois pas que les milliers de croisiéristes qui affluent au Vieux-Port monteront jusqu’à l’amphithéâtre pour magasiner.

Jocelyn Boily, Québec

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JE VOUS IMPLORE POUR SAIN-COEUR-DE-MARIE!

M. le maire, Mme la ministre de la Culture, je vous implore!

Accordez votre attention à cette église si unique de la Grande Allée, l’église Saint-Cœur-de-Marie. Il est minuit moins une avant que l’irrémédiable soit commis. Je suis né à Québec et cette église a toujours été pour moi un phare sur Grande Allée. Et je ne suis pas le seul. À peine à 500 mètres des fortifications, cet édifice ponctue et marque cette artère qui a extrêmement souffert au fil des dernières décennies. Des exemples insensés de destruction? Ils se ramassent à la pelle! Québec, ville de patrimoine? Visiblement pas à l’extérieur des fortifications.

L’unicité de cette église de par son style (néo-byzantin) et son emplacement devraient convaincre à eux seuls de sa conservation. Sa beauté sous toutes ses façades est incontestable : ses jeux de lignes, de volumes.

Pour construire quoi? Une vulgaire tour à condos. Au pays de l’inculture, les promoteurs sont rois. «Je me souviens.» Une bien belle devise qui se cherche une âme. M. le maire, Mme la ministre de la Culture, dites-moi qu’il n’est pas trop tard.

Philippe H-Leroy, Québec