La courtoisie à pneus

Quand on sort des frontières immédiates du Québec et que l’on visite nos voisins majoritairement de culture anglo-saxonne, on constate rapidement que le piéton est roi. En Ontario et jusque dans l’Ouest canadien, au Nouveau-Brunswick ou même, si je ne m’abuse, au pays du grand bouffon (!), dès que germe dans le cerveau d’un piéton une envie de traverser une rue, STOP! , les automobilistes qui sont à proximité de ce cerveau s’arrêtent pour laisser passer le bipède propriétaire du cerveau.

Le Québécois à pied n’en croit pas ses yeux et se dépêche d’aller d’un trottoir à l’autre en espérant qu’il n’y a pas d’automobiliste québécois dans l’tas. Pourquoi il n’en est pas ainsi chez nous? Pourquoi le piéton québécois est constamment en danger d’être percuté et l’automobiliste québécois est constamment pressé, y compris pour se rendre au travail par un lundi matin gris? Même le passage piétonnier dûment identifié et qui commande l’arrêt obligatoire est presque toujours ignoré du Québécois à pneus. Pourquoi, au volant, ne sommes-nous pas courtois? Pourquoi?

Jean Bédard, Québec