La 3e Avenue menacée

Après avoir fait fermer le Marché du Vieux-Port, jamais je n’aurais imaginé que la Ville s’en prendrait aux petits commerçants de la 3e Avenue.

J’ignorais que la Ville avait des plans pour faire disparaître des commerçants qui gagnent leur vie honorablement et, par le fait même, les employés qui travaillent pour eux et qui sont susceptibles de perdre leur emploi.

La base d’un commerce est la clientèle. Si vous la coupez même de moitié, vous mettez la survie d’un commerce en péril. Vouloir déplacer les stationnements dans les rues transversales est un non-sens. Les stationnements sont déjà pris par les nombreux locataires qui habitent dans ces rues-là.

Vous voulez enlever les stationnements du 1er mai au 31 octobre. Vous tombez pile au moment de l’année où se fait le plus gros des chiffres d’affaires. Le reste de l’année, les commerces végètent un peu, tous les commerçants vous diront la même chose.

Étrangement, la Ville se réjouissait de la vitalité de la 3e Avenue, avec la diversité de ses commerces. Pourquoi aujourd’hui change-t-elle d’idée? En fait, qui ou quoi l’a convaincu de la chose?

Les taxes commerciales sont chères partout dans la ville de Québec. Si nos chiffres d’affaires baissent, peut-être que le 25 000 $ de taxes que je paie à l’heure actuelle, il me sera impossible de le payer à l’avenir.

Denise Blais Poulin, Quincaillerie Limoilou, Lavoir St-Fidèle