Justin Trudeau a tenu une conférence de presse mercredi sur la Colline du Parlement.

Justin m'impressionne, je l'avoue!

D'entrée de jeu, je le confesse, je n'ai pas voté pour les libéraux. Mais j'avoue avoir un faible idéologique pour Justin Trudeau. Et je suis content que ce soit lui que les Canadiens aient désigné pour être le nouveau premier ministre de ce pays, nommé Canada. Heureux que Harper ait pris le champ. Monsieur pétrole était périmé.
Il y a quelque chose qui m'interpelle chez Justin. D'abord son discours de victoire empreint de compassion et d'humanisme, livré par coeur et sans faille m'a presque séduit. Ses fameux : «vous nous avez permis de gagner», «vous nous avez permis d'être à votre écoute» et on pouvait presque en déduire qu'il nous dirait : «vous m'avez permis de dire ce que je dis ce soir et d'être ce que je suis».
Il a passé un temps fou à remercier son entourage, ses collaborateurs, sa conjointe et même ses adversaires de la campagne. Il a ajouté : «Vous savez, les conservateurs ne sont pas nos ennemis.» Bref, un discours hautement rassembleur, à l'image du ton de sa campagne.
Ceux qui s'imaginaient que Justin était une copie conforme de son père, il faut oublier ça. Il est le contraire. Il n'est pas distant et froid comme pouvait l'être son père, il est plutôt chaleureux. Il n'est pas sarcastique comme son père, il est empreint de compassion. Justin va vers le monde, il ne le fuit pas comme avait tendance à le faire Trudeau père.
Voilà, on le devine, un homme d'équipe qui sera à l'écoute et qui travaillera avec le monde et non en s'en méfiant. Bien sûr, plus d'un voudra conclure que tout ce que dit et tout ce qu'avance Justin sont des voeux pieux et une fois au pouvoir il changera sa cassette. Mais laissons-le aller et donnons-lui la place qui doit lui revenir. On verra bien!
Une chose que je souhaite de la part de Justin Trudeau, c'est qu'il ne répète pas les gaffes de son père. Le rapatriement de la Constitution de 1982 est une tache dans notre histoire. Le Québec a été trahi et humilié.
Alors, Monsieur Justin, je vous demande d'être à l'écoute des revendications du Québec au cours de votre mandat et d'agir avec nous et non contre nous. Vous devez gros au Québec, ne l'oubliez pas.
Yvan Giguère
Saguenay