Justice et délais

Selon notre premier ministre Philippe Couillard, la clause dérogatoire est là pour qu'on s'en serve mais les circonstances doivent être exceptionnelles... Ce n'est pas anodin de diminuer les libertés constitutionnelles. Pour lui un accusé de meurtre, ce n'est pas exceptionnel, la vie perdue d'un être aimé, les droits des personnes après la mort, la sécurité des citoyens ne semblent pas très importants.
Plus de 800 demandes en arrêt des procédures ont été déposées au Québec, dont la moitié en matière criminelle. On ne parle pas de seulement quelques cas.
Au Québec, la personne responsable, c'est la ministre de la Justice. Alors M. Couillard, l'outil à votre disposition, c'est de remplacer votre ministre de la Justice.
Je ne comprends pas le raisonnement des juges à la Cour suprême. On pourrait faire un lien avec la peine minimale imposée selon le crime afin de déterminer les délais raisonnables et ainsi rétablir la justice au Canada.
Il serait urgent de faire un grand ménage au ministère de la Justice afin de respecter les délais raisonnables établis par la Cour suprême et que justice soit ainsi faite. Présentement le lien de confiance dans la justice est rompu.
Guy Michaud, Québec
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Pas si vite
Chers amis indépendantistes,
le cannabis n'a rien d'une «drogue douce». Sa consommation est nuisible pour la santé et est associée à différents troubles de santé mentale, de psychoses toxiques deviennent chroniques et bouleversent la vie des adolescents et jeunes adultes atteints. Les dommages collatéraux ne se font pas attendre sur la famille et la société toute entière.
Un Québec pays devrait faire ce que Jean-François Lisée préconise, soit une commission parlementaire itinérante qui permettrait aux gens concernés de se faire entendre parmi toutes les franges de la population, dont les Premières Nations largement touchées par le fléau de la toxicomanie.
Ce n'est qu'après un tel exercice que le Québec pourrait statuer sur l'intérêt supérieur de ses citoyennes et citoyens, au vu de considérations de santé publique et non mercantiles.
Un Québec pays doit donc questionner sérieusement cette volonté d'Ottawa de légaliser la marijuana à des fins récréatives. S'intoxiquer n'a rien de récréatif. Justin Trudeau aurait-il trouvé une nouvelle façon de se maintenir au pouvoir? «Du pot et des jeux».
Simon Ruelland, médecin, Baie-Comeau