Juristes en punition

C'est difficile à croire, mais il semblerait que le gouvernement du Québec n'a pas imposé sa dernière offre de la semaine dernière aux juristes dans sa loi pour les forcer à revenir au travail. Le gouvernement les aurait plutôt ramenés à quelque chose qui leur confère significativement moins, comme une punition pour avoir refusé la dernière offre qu'il avait pourtant mise sur la table.
Ajoutant l'injure à l'insulte, la loi impose aux juristes de «négocier de bonne foi», sans quoi ils ne pourraient pas remonter la pente pour se rapprocher de cette fameuse offre que le gouvernement a lui-même qualifiée de globale et finale la semaine dernière.
Imposer par coercition la bonne foi à l'autre partie alors qu'on ne se gêne même pas pour se montrer fâché en soumettant l'autre partie à nos caprices, on voit ça régulièrement dans les séries télé, mais on se dit toujours que c'est de la fiction et que les auteurs ne peuvent pas s'empêcher d'y aller fort pour maintenir le suspense. 
André Verville, Lévis