Jeux Olympiques, deux revers à une médaille

Sotchi, comme d'autres jeux avant, c'est la preuve de la démesure et la folie des hommes, mais aussi la preuve que rien ne change, que rien ne changera au pays de l'être humain. Ça nous montre un monde divisé en deux, les pour et les contre. Alors, quand est-ce qu'on divise la planète en deux pour qu'on choisisse notre camp? Moi, je m'en vais du côté de la sainte paix, vous les ferez tout seuls vos sacrés jeux.
Sotchi, comme d'autres jeux avant, c'est la preuve de la démesure et la folie des hommes, mais aussi la preuve que rien ne change, que rien ne changera au pays de l'être humain. Ça nous montre un monde divisé en deux, les pour et les contre. Alors, quand est-ce qu'on divise la planète en deux pour qu'on choisisse notre camp? Moi, je m'en vais du côté de la sainte paix, vous les ferez tout seuls vos sacrés jeux.
L'envers de la médaille à Sotchi, tout comme à Rio lors des Jeux d'été de 2016, ce sont les coûts pharaoniques de 50 milliards $ pour le premier, peut-être davantage pour Rio puisque l'extravagance n'a pas de limites. C'est aussi la corruption qu'on imagine aisément. Je résumerai simplement en disant: c'est tout ce que vous voulez sauf le mieux-être d'une collectivité.
Et c'est surtout l'acceptation, la bénédiction de tous ces bonzes des JO. Non seulement savent-ils et voient-ils tout ce qui se passe, mais ils le sanctionnent, une vrai honte, ils n'osent plus parler de «jeux modestes». Je dis une vraie honte car nous sommes à l'ère des pays endettés, lourdement tous endettés. Les JO sont un luxe dont les gens ne veulent pas. Dressez une liste, mettez JO dedans, et demandez aux gens ce qu'ils veulent: bons derniers, les JO, pas de médaille.
Mais ça continue et ça continuera, pourquoi? Parce qu'il y a toujours quelqu'un quelque part qui va se lever et vous crier que les JO ont des retombées positives énormes, bien que ça coûte très cher et ne profite qu'à une toute petite minorité, athlètes inclus.
Gilles Desharnais, St-Jean-Port-Joli