Je suis d’abord un démocrate

Je ne suis pas d’accord avec cette idée de Québec solidaire de poser des gestes de rupture avec le Canada sans au préalable avoir obtenu le consentement majoritaire de la population qu’on devra de plus en plus consulter sur toutes ces décisions qui concernent son devenir.

Prendre le pouvoir en ayant le courage de ses opinions sincères et proposer l’indépendance à ses électeurs, j’en suis. Mais pas question de geste de rupture à moins d’avoir obtenu plus de 50 % des voix. Si vous avez le courage de vous présenter en posant la seule vraie question possible : «Voulez-vous que le Québec devienne un pays?» Oui ou non? Si vous ajoutez un mot à cette question, je vote non. Ça fait assez longtemps qu’on niaise avec la question.

Si vous réussissez à vous faire élire sur la question, il restera à faire confirmer par référendum cette décision importante sur l’avenir du Québec et du Canada. Dans une élection, le sujet est inclus dans un ensemble de dossiers. Le Québec est divisé en deux sur la question et on ne peut l’imposer par la force et la violence. C’est ce que les gars du FLQ n’ont pas compris et on a vu le résultat.

Fernand Turbide, Saguenay