Pierre-Karl Péladeau et Régis Labeaume, dimanche

Je n'accepte pas l'intimidation

En réaction au texte «La candidature de Péladeau n'affecte pas la LNH» de la journaliste Stéphanie Martin
C'est avec étonnement, pour dire le moins, que j'ai pris connaissance des attaques du maire de Québec à mon égard, parues dans votre édition électronique du mardi 11 mars et dans la version papier du Soleil du 12 mars.
À mes yeux, la mission du professeur d'université ne saurait être complète si, en plus d'enseigner et de faire de la recherche, il ne s'impliquait dans les débats de société. C'est un devoir inhérent à mon souci de contribuer à mon milieu et d'être ce que j'appelle «la voix d'une conscience sociale». Cette présence que j'effectue sur la scène publique, je la fais avec un souci informatif et pédagogique, empreinte de respect, d'intégrité, de courage et bien sûr avec une touche colorée qui me représente bien.
Dans ce contexte, je ne saurais accepter d'être brimé dans la poursuite de ma mission de professeur d'université par des attaques visant mon intégrité ou celle de ma famille; ou pire, par des propos haineux comme ceux qui ont été déversés sur les réseaux sociaux suite aux accusations calomnieuses que le maire a perpétrées à mon endroit. La liberté d'expression, le droit de débattre dans un environnement sain, sont des conditions essentielles si on ne veut pas que s'instaure un déficit démocratique dans notre ville.
En conclusion, non seulement ne vais-je pas accepter l'intimidation. Je vais continuer à jouer mon rôle en participant aux débats de société, que ce soit ici ou ailleurs, parce que c'est aussi cela être un professeur d'université.
André Richelieu, PhD Professeur titulaire et expert Marketing du Sport, FSA Université Laval