Pierre Karl Péladeau au moment du vote de la motion à l'Assemblée nationale, jeudi matin

J'ai mal à la démocratie

Aujourd'hui, j'ai mal au Québec. Aujourd'hui, j'ai mal à la démocratie. Lorsque notre Assemblée nationale vote une motion afin d'exclure un de nos concitoyens en raison de sa condition sociale, tout autre argument étant un artifice, on ne peut que s'inquiéter de l'état de notre démocratie. Que l'on soit de gauche, de droite ou du centre, on ne peut que s'insurger contre une motion dont le seul but est d'exclure un concitoyen en particulier pour l'unique raison officielle qu'il détient des biens. À moins qu'il ne constitue un adversaire redoutable... « Je hais vos idées, mais je me battrais jusqu'au bout pour que vous puissiez les exprimer », disait Voltaire. C'est un devoir qui ne semble pas avoir été retenu par nos représentants élus. Le message qu'envoie l'Assemblée nationale à l'ensemble des citoyens du Québec avec cette motion, c'est que certains de nos concitoyens ne sont pas les bienvenus pour nous représenter, à moins qu'ils ne se départissent de tous leurs biens. À ce titre, nous aurons bientôt la représentation que nous méritons : médiocre et silencieuse.
Aujourd'hui, j'ai mal au Québec. Aujourd'hui, j'ai mal à la démocratie. Lorsque notre Assemblée nationale vote une motion afin d'exclure un de nos concitoyens en raison de sa condition sociale, tout autre argument étant un artifice, on ne peut que s'inquiéter de l'état de notre démocratie. Que l'on soit de gauche, de droite ou du centre, on ne peut que s'insurger contre une motion dont le seul but est d'exclure un concitoyen en particulier pour l'unique raison officielle qu'il détient des biens. À moins qu'il ne constitue un adversaire redoutable... « Je hais vos idées, mais je me battrais jusqu'au bout pour que vous puissiez les exprimer », disait Voltaire. C'est un devoir qui ne semble pas avoir été retenu par nos représentants élus. Le message qu'envoie l'Assemblée nationale à l'ensemble des citoyens du Québec avec cette motion, c'est que certains de nos concitoyens ne sont pas les bienvenus pour nous représenter, à moins qu'ils ne se départissent de tous leurs biens. À ce titre, nous aurons bientôt la représentation que nous méritons : médiocre et silencieuse.
Éric-Jan Zubrzycki
Québec