Invisibles avis publics

Je trouve très regrettable la décision de la Ville de Québec de cesser de publier ses avis publics dans les journaux pour économiser des broutilles sur son budget de plus de 1,5 milliard $.

Alors que tous les gouvernements s’inquiètent de la situation financière de la presse écrite pour l’avenir de la démocratie, c’est un geste qui manque autant d’à-propos que de vision. Plusieurs autres municipalités ont fait la même chose, mais Québec nous a appris depuis quelques années qu’elle n’était pas une suiveuse mais une meneuse.

Les journaux et les quotidiens en particulier consacrent énormément d’espace aux affaires municipales à tous les jours, des pages et des pages par semaine. C’est le rôle des journaux bien sûr, mais il faut reconnaître que cette généreuse couverture est un atout dans les communications d’une ville. Une couverture qui vaut des milliers de fois la valeur des avis publics municipaux.

Les avis publics publiés sur le site web de la Ville n’auront pas la même visibilité que dans les journaux. Consultez-vous souvent le site web municipal ? Seuls les entrepreneurs les consulteront pour ne pas manquer un appel d’offres. Les lecteurs, eux, n’auront même pas connaissance que la Ville s’apprête à donner un contrat. Regrettable!

Gilbert Lacasse, Ex-président et éditeur du Soleil, Île d’Orléans