Investir sans retour possible

Tim McMillan, chef de la direction de l’Association canadienne des producteurs pétroliers, ainsi que la première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, suggèrent une éventuelle prise de participation financière du gouvernement fédéral dans Kinder Morgan. Mais il s’agit d’une proposition de garantie de remboursement de l’investissement, advenant que son projet n’aille pas de l’avant. Que gagnent les Canadiens dans cette proposition?

Les Canadiens investiraient au mieux à vide, sinon à perte. C’est un marché de dupes. L’intérêt des Canadiens est d’investir dans des projets qui répondent aux exigences internationales, fixées à Paris, pour parvenir à la réduction des gaz à effet de serre. 

Qu’on établisse d’abord, dans l’ouverture d’esprit et la bonne foi de tous les participants à la décision, si le projet peut répondre en tous points à ces exigences. Nous pourrons ensuite procéder sans risques à sa réalisation. 

Alors, si le Canada et des provinces désirent investir dans ce projet, ce sera avec des parts donnant plein droit au partage des profits et aux vérifications comptables requises dans de tels cas. On parle de l’argent des payeurs de taxes ici.

Bernard Dupont, Québec