Incitation à ne pas voter?

Les animateurs du FM93, et particulièrement Éric Duhaime, incitent les auditeurs à ne pas aller voter.

Cette prise de position vient du fait qu’ils reconnaissent la faiblesse de la CAQ, principalement de leur chef François Legault. Est-ce démocratique pour un média tel que COGECO de faire une telle promotion? 

Daniel Guilbault, Saint-Augustin-de-Desmaures

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Manque-t-il un chef? 

La question soulevée maladroitement par Jean François Lisée jeudi soir lors du débat des chefs à TVA concernant le chef de Québec solidaire n’est pas anodine. En point de presse après le débat, madame Massé nous a dit qu’il faut deux co-porte-parole à Québec solidaire, un homme et une femme, et a martelé qu’il n’y a pas de chef.

Qu’arriverait-il si l’un des co-porte-parole devenait premier ministre? Son statut au niveau du parti resterait-il le même? Est-ce qu’il devrait consulter quelqu’un du parti avant de décider ou de parler, étant seulement co-porte-parole et non le chef? S’il ne reste pas co-porte-parole, faudrait-il que le parti désigne une autre personne à ce titre puisque ça en prend deux et de sexe opposé par surcroît?

Finalement, beaucoup de questions importantes qui nécessitent des éclaircissements avant l’élection.

Québec solidaire doit y répondre!

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

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Quelle bonne foi?

La Chine est engagée dans une guerre commerciale avec les États-Unis. Le chef de la diplomatie chinoise, Geng Shuang, vient de déclarer que les discussions sur les échanges commerciaux «doivent se tenir sur la base de l’équité, l’égalité et la bonne foi». Cette façon de négocier est la seule qui permette de conclure des entente gagnant-gagnant.

C’est une approche diamétralement opposée à celle pratiquée par Trump. Pour lui, la seule chose qui compte, c’est la loi du plus fort. Une entente gagnant-gagnant est impensable; il doit y avoir un seul gagnant et c’est lui. Tous les moyens sont bons pour y parvenir: défavoriser les consommateurs américains au profit de ses partisans, mentir, tricher, peu importe.

Toute guerre, commerciale ou non, implique des sacrifices. La Chine semble prête à assumer les conséquences d’un guerre commerciale avec les États-Unis. Justin Trudeau n’a pas le poids de la Chine, mais ses électeurs ne lui pardonneraient pas de conclure une entente qui permettrait aux États-Unis de faire main basse sur le Canada. Surtout que les beaux jours de Trump semblent comptés. Le risque est énorme, mais il doit le prendre. Il doit s’en tenir à sa ligne de conduite: mieux vaut ne pas avoir d’accord qu’avoir un mauvais accord.

Serge Parent, Québec