De passage pour une première fois dans la capitale, mardi, pour une conférence, le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen S. Poloz, a discuté de l'impact de la période prolongée des faibles taux d'intérêt depuis la crise financière mondiale de 2008.

Incapacité ou condescendance?

En réaction au texte : «Bas taux d'intérêt - Pour encore plusieurs années, prévient Poloz» paru le 21 septembre
Les propos de Stephen Poloz, gouverneur de la Banque du Canada, rapportés par le journaliste Jean-Michel Genois-Gagnon dans la section Affaires m'apparaissent comme un malheureux constat d'échec de nos gouvernements et de leurs mandarins. Monsieur le gouverneur nous dit que les bas taux d'intérêt qui réduisent la valeur des placements des futurs retraités doivent être compensés par davantage d'épargne et davantage de travail. Cela va rendre la vie plus difficile pour beaucoup de gens. Nous n'avons pas d'autre choix que de «faire avec». Mais n'est-ce pas lui et ses homologues internationaux qui ont l'autorité pour fixer les taux de base? À quoi ces bonnes gens servent-ils? Nos gouvernements les paient pour «notre bien» commun.
Sont-ils incapables de redresser la situation ou bien veulent-ils nous faire accepter un état de fait qui avantage en premier les gestionnaires de fonds et les compagnies d'assurance? Lui et les ex-banquiers-ministres-économistes de compagnies d'assurance... ils en sont très peu affectés.
Michel Allard, Québec