Impôts: les politiciens nous leurrent

En réaction à l’éditorial «Compliqué de faire simple...» du journaliste Jean-François Cliche paru le 28 juin 2018

Bonjour M. Cliche,

Je viens de vous lire. Vous avez raison c’est «la doctrine de P.E Trudeau» qui est le principal blocage là-dessus.

Les conservateurs, eux, promettent «d’étudier sérieusement» la question en ajoutant que ce qui les motive, ce ne sont pas les économies réalisables, mais plutôt de chercher à «diminuer la paperasse» pour les Québécois. Là-dessus, je vous ferai remarquer qu'actuellement, un très fort pourcentage des Québécois produisent leurs rapports d’impôt en ligne en utilisant un logiciel qui simplifie déjà beaucoup le travail et qui rend pratiquement transparent le fait qu’au final, ce sont deux rapports qui sont transmis à deux gouvernements.

J’ai toujours fait moi-même mes rapports d’impôt papier durant des années et en ligne depuis plus d’une décennie. Pratiquement plus personne produit des rapports d’impôt papier. Depuis peu, il y a même moyen de télécharger directement du fisc les données des différents feuillets que nous recevons par la Poste au lieu de devoir les pitonner nous-mêmes dans notre logiciel d’impôt. Je suppose que les entreprises utilisent elles aussi des outils équivalents.

Mon point? Ben, les politiciens nous leurrent lorsqu’ils disent que ce qui les motive pour appuyer le rapport unique, c’est la réduction de simplifier la tâche des citoyens et des entreprises, pas une réduction des coûts.

Enfin, à mes yeux, c’est clair que chaque fois que le Québec prend plus d’autonomie du gouvernement fédéral, nous faisons un pas dans la bonne direction et que s’en priver juste parce que ça fait le jeu des indépendantistes, c’est aussi illogique que de dire «qu’il faut continuer de dédoubler la collecte des impôts parce que le ciel est bleu».

Claude Lafontaine, Rimouski