Il y a trop de salons de coiffure à Québec

Daniel Vézina (Le Laurie Raphaël) et Pierre Lemelin (Cora Déjeuners Lévis) s'inquiètent du nombre de restaurants venant faire compétition aux leurs à Québec et à Lévis. Alors que leurs associations d'affaires cherchent à diminuer la réglementation qui empêche leurs membres de s'épanouir, ces deux restaurateurs, à l'instar de nombreux autres, voudraient diminuer la compétition pour leur permettre de mieux vivre de leur travail en faisant moins d'efforts.
Passons en revue ce qu'il y a de trop dans différentes villes du Québec : «Trop d'épiceries à Trois-Rivières?» (L'Hebdo-Journal, 15 octobre 2014); «Trop de salons de coiffure sur Décarie, à Montréal» (Le Saint-Laurent, 16 juin 2016; «Trop d'épiceries et de fruiteries fines sur le Plateau» (Journal de Montréal, 20 septembre 2012); «Trop d'avocats, pas assez de contrats» (La Presse, 2 mai 2016); «Y a-t-il trop d'humoristes au Québec?» (La Presse, 16 juillet 2012).
Le principe est toujours le même : il y a toujours trop de règlements à mon égard, mais il n'y en a pas assez pour ceux qui veulent faire la même chose que moi. Mon conseil à tous ces entrepreneurs qui trouvent qu'il y a trop d'entreprises dans leur secteur d'activité : fermez votre entreprise, cela en fera une de moins.
Jacques Guay, Québec
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Fiascos multimillionnaires
La liste des fiascos du maire Régis Labeaume est déjà longue et multimillionnaire. À titre d'exemple : l'affaire Clotaire Rapaille, le coffre-fort virtuel, la collecte des ordures, le déneigement, les voyages de missions économiques et l'amphithéâtre qui nous coûtera la location pour au moins 10 ans, car c'est la durée estimée pour que ce spoutnik devienne rentable.
Quel autre commerce demeurerait ouvert pendant 10 ans en cumulant aucun profit? Seul celui qui reçoit l'aide de la Ville pour payer son loyer. À la liste existante s'ajoutera le marché public qui sera érigé sur un site des plus inappropriés au coût de 21,8 millions $, qui, contrairement aux autres commerces ailleurs dans la ville, bénéficiera d'un stationnement gratuit alors que le maire s'apprête à taxer les stationnements à ciel ouvert. À souhaiter que, lorsque les déficits s'accumuleront pour les commerçants, le maire ne poussera pas l'audace de leur payer la location de leur loyer pendant 10 ans.
Monique Guay, Québec