Il faut parler de pauvreté

Nous sommes les membres du Comité AVEC du Collectif pour un Québec sans pauvreté. La majorité d’entre nous sommes en situation de pauvreté. Nous constatons que la pauvreté prend peu de place dans la campagne électorale et nous craignons qu’elle continue d’être ignorée ensuite. Pourtant elle a des impacts importants sur la vie d’un grand nombre de personnes. De plus, l’écart entre les plus riches et les plus pauvres va en s’agrandissant, rendant la pauvreté encore plus révoltante.

La pauvreté coûte cher et brime plusieurs droits humains. La combattre serait payant pour toute la société. La pauvreté rend des gens malades, cause de la souffrance, rend difficile l’accès à l’éducation et nuit à la capacité des personnes qui la vivent de réaliser leurs légitimes aspirations. Elle empêche des citoyens et citoyennes de contribuer pleinement à la société. Et toute personne a droit à la dignité, qu’elle travaille ou non.

On répond à des idées par des idées, et celles des personnes en situation de pauvreté sont trop peu entendues. Une société plus inclusive profiterait grandement de ces savoirs et expériences souvent laissés de côté.

Nous vous invitons à visionner la vidéo «Il faut parler de pauvreté» où des personnes vous parlent des impacts de la pauvreté. Et nous vous demandons de manifester votre intérêt face à ce grave problème afin de faire du Québec une société sans pauvreté et riche de tout son monde.

Michel Bellemare, Shawinigan
Jacques Deslauriers, Saint-Jean-de-Matha
Lyse Doré, Saint-Gervais
Nicole Ducharme, Montréal
France Fournier, Thetford Mines Claudine Gagnon, Québec
Jean-Pierre Hétu, Rouyn-Noranda
Frédéric Mailhot, Montréal
Judith Morisson, Sorel-Tracy
Denis Morneau, Longueuil
Marie-Anne Paradis-Pelletier, Québec
Joan Tremblay, Saint-Hyacinthe
Noëlla Vincent, Alma

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L'ÉTHIQUE N'EST PAS LA PERFECTION

Il est rafraîchissant de voir une personnalité reconnue comme Peter Simons ne pas tenter d’offrir une explication alambiquée ou de justifier l’injustifiable devant une maladresse évidente.

Dans une entreprise, comme dans la vie publique, les fautes arrivent parfois, l’important est de ne pas tenter de les ignorer ou de les camoufler. L’éthique vise le Bien mais il faut savoir que la perfection n’est pas de ce monde. Devant une faute constatée, il importe de réagir prestement et de corriger la situation.

Par sa réaction, monsieur Simons a mis en œuvre ses valeurs de respect, d’empathie et de responsabilité; il a démontré que ces valeurs n’étaient pas que des mots lancés en l’air, vides de sens. Plutôt que les habituels discours sur l’éthique, monsieur Simons nous a offert un excellent exemple d’éthique appliquée.

René Villemure, Éthicien
Montréal