Thomas Mulcair a réitéré les excuses qu'il avait présentées il y a 20 ans.

Histoire de bulles

Certains prétendent que le message du Bloc ne passe pas parce qu'il est emprisonné dans une bulle du passé. Je crois plutôt que ce sont les militants indépendantistes qui se sont laissé engouffrer dans une bulle orange si opaque qu'ils en perdent le sens de la réalité.
Ils oublient que Thomas Mulcair a combattu farouchement la loi 101, alors qu'il travaillait pour Alliance-Québec, cet organisme subventionné par le gouvernement fédéral, dont les actions ont affaibli grandement la place du français dans le domaine de l'affichage. De plus, comment expliquer que des souverainistes s'apprêtent à voter pour un parti, dont les politiques centralisatrices sont à mille lieues de leurs idéaux indépendantistes? Est-ce stratégique de se nier pour faire avancer la cause des autres? À vouloir voter par défaut, le Québec n'est-il pas en train de se façonner une bulle qui finira par lui éclater en pleine figure? Au lendemain de l'élection, quel discours allez-vous préférer entendre : celui des députés bloquistes qui parleront haut et fort pour le Québec, ou le silence des néo-démocrates? Le choix est évident, en jouant la carte canadienne du NPD, les Québécois ne risquent-ils pas de s'enliser dans un fossé minoritaire où ils se retrouveront sans voix dans la pensée majoritaire des autres?
Marcel Perron, Neuville