Herbe à poux: Montréal infestée

Pas besoin de satellite pour localiser l'herbe à poux à Montréal; il y en a littéralement partout! Les carrés d'arbres, les parcs de quartiers, les pelouses d'immeubles, le parc du Mont-Royal, les trottoirs, les abords des boîtes aux lettres et des bornes d'incendie, les terrains vagues, les terres-pleins, le parc Lafontaine, le terrain des institutions d'enseignement, les aires de stationnement, les cimetières... partout, partout, partout!
Vingt ans après le retrait du règlement sur l'herbe à poux, mesure prise face à un recours collectif qui aurait pu responsabiliser l'administration municipale, la ville de Montréal a perdu le contrôle sur le pollen de l'herbe à poux, cette plante envahissante dont les graines conservent 80 % de leur pouvoir de germination après 20 ans au sol. La graine qui a fait naître le plant qui se met sur votre passage cette année a peut-être été semée il y a 20 voire 40 ans! 
Avec le réchauffement climatique, les plants sont plus robustes et la saison plus longue. Un horizon sans fin de problèmes respiratoires en vue! Les tontes multiples sur les terrains publics, pour ne pas enfreindre le règlement sur les hautes herbes, déclenchent chez l'herbe à poux une stratégie de survie : la croissance latérale; les plants passent désormais sous la lame de la tondeuse et continuent de fleurir et de semer leurs graines!
Pendant que Montréal s'acquitte de son devoir de gestion d'image sur les réseaux sociaux et les écrans du métro, en enjoignant la population à arracher l'herbe à poux, responsable du rhume des foins, on se demande qui seront les prétendants au vote populaire de novembre à avoir le courage de nommer le besoin de la prise en mains par la Ville d'un arrachage systématique et récurrent pour enfin venir à bout de ce problème de santé publique.
Line Bonneau, Montréal
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Étrange omission
Surfant sur la vague de Charlottesville, Pierre Asselin nous soumet, dans son éditorial du 15 août 2017, sa courte liste d'extrémistes locaux : le directeur de campagne d'Andrew Scheer (associant ainsi Scheer à Trump), la Meute et Alexandre Bissonnette. Richard Henry Bain, animé par une haine profonde et authentique, a aussi tué mais, apparemment, il ne ferait pas partie de la courte liste d'extrémistes locaux de M. Asselin.
Gaston Carmichael, Gatineau